jeudi 7 février 2008

Han, le coupeur de cannes !

Sur un poème d'Aimé Césaire, “De Forlonge” ( in Corps perdu, éditions Fragrance, 1950), magnifique, complexe et secret, voici ma vision de la coupe de la canne, telle qu'elle se déroule dans les champs à la Martinique, aujourd'hui comme hier…


Il y a en face de moi un paysan extraordinaire
Ce que chante le paysan c’est une histoire
De coupeurs de cannes


Han le coupeur de cannes
Saisit la dame à grand cheveux
En trois morceaux la coupe


Ah le coupeur de cannes
La vierge point n’enterre
La coupe en morceaux
Les jette derrière
Ah le coupeur de cannes




Chante le paysan et vers un soir de coutelas s’avance
Sans colère



Les cheveux décoiffés de la dame aux grands cheveux
font des ruisseaux de lumière


Ainsi chante le paysan
Il y des tas de choses dont je ne sais pas le nom
Et que je voudrais te dire…


5 commentaires:

  1. Très belle façon de rendre hommage au dur travail des coupeurs de cannes. Serais-tu le “Césaire” des photographes antillais ?

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  2. Somptueux portraits paysagistes ou paysages visagistes... Paysages en-visagés, visages paysagés.

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  3. Tu es vraiment le photographe de l'authentique.
    Authentique ta vision. Authentiques tes sujets.
    Authentique ta Martinique…

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  4. Bravo Jean-Luc, on retrouve vraiment toute l'âme des Antilles à travers vos photos.

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  5. peipin en provence12 février 2008 à 20:16

    La vue de ces champs de canne à la saison de la coupe me donne de furieuses envies de voyage aux Antilles ;))

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