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jeudi 18 mai 2023

Le souvenir d'une route

 La générosité luxuriante de la végétation à la Martinique est stupéfiante.

 Il suffit de s’arrêter simplement en bordure des chemins et déjà elle offre ce qu’elle a de plus fertile, abondant, touffus, si près, à porter de la main et du regard.

La contempler et c’est un peu de Césaire ou d’Asturias qui me remonte à l’esprit et au cœur, « quand j’ouvre la cage de mes paupières »....

« Justice au paysage !  C’est lui le crieur encore lui »












        ©jean-luc de laguarigue (droits réservés)

mardi 13 juillet 2021

La Clairière, Dordogne 2021

 "La clairière était comme une île au milieu de la menace vague qui semblait monter de ses bois noirs.


"Il sentait battre en lui une petite vague inerte et désespérée qui était comme le bord des larmes"

(Citation: Julien Gracq)

samedi 10 juillet 2021

Dordogne sous-bois, été 2021

"Combien de fleuves

de montagnes

de mers

                                de désastres

penser combien de siècles

                                les forêts"











"ne dépare pas le pur visage de l'avenir

bâtisseur d'un insolite demain

que ton fil ne se noue

que ta voix ne s'éraille

que ne se confinent tes voies

                                avance"

Extrait de Parole due, Aimé Césaire




mercredi 27 mai 2020

HSE, les banians

" Poussants mon fol élan
Feuillants ma juste demeure
Racines ma survie "



jeudi 7 mai 2020

Martinique 1993, repérages.


1 993 est l’année par laquelle s’ouvre ma décision de me consacrer entièrement à la photographie. Après un séjour de quelques mois dans le Maine ou j’effectuais un workshop de remise à niveau technique, de retour à la Martinique , j’entreprends une série de repérages pour m’aider à formuler des intentions créatrices encore embryonnaires.

La photographie numérique était encore loin et l’avantage de l’archivage des bandes de négatifs, est que la planche contact finit toujours par évoquer une narration dont on n’a pas conscience sur le moment.

Le confinement m’ayant permis de remettre la main sur ces photos oubliées depuis 27 années, je m’aperçois aujourd’hui comme elles ont pu être fondatrices d’un travail que je n’ai eu cesse de déployer.

De la Pointe Thalémont en passant par Fond Saint-Jacques, du Prêcheur à Fond Capot, de Saint-Pierre à cet arbre perdu logeant une statuette du Sacré-Cœur entourée de trois feuilles mortes, de l’écorce de l’arbre m’offrant d’étranges formes surgit de mes rêves jusqu’à cet amas de nuages de pluie frappant la mer de leur ombre et de leur eau, je n’aurai cessé de poursuivre la lumière des premiers rayons du jour jusqu’au soir, voyant partout, faites du silence de leurs longues histoires, des présences cachées, nos fantômes.


Photographie jean-luc de laguarigue
Hasselblad 500 CM, film TMY Kodak 400 iso